21 Juillet 2008
Vaut-il encore la peine de sauver le soldat Ben Evolat ?

Par
Samuel Foucart
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Puisqu’un de mes chers amis m’a gentiment reproché d’aimer faire des belles phrases sur Internet, eh bien, rien que pour lui, voilà le plus beau titre de l’année, je lui dédicace amicalement.
Au-delà de ce titre, la question du bénévolat est de plus en plus cruelle ! Le blog du 30 juin dernier a provoqué quelques réactions (tardives d’ailleurs, nous les attendions plus tôt) de la part de directeurs de centres de vacances.
Je reste d’ailleurs pantois d’admiration face à la mauvaise foi de quelques-uns qui citent ce blog, mais oublient celui de septembre 2005 sur le même sujet, qui se voulait une occasion de tirer la sonnette d’alarme sur l’inquiétante désaffection des bénévoles !
Oui il faut sauver le soldat Ben Evolat, (qui n’est pas un militaire de Tsahal comme certains pourrait le croire) ! Mais pas à n’importe quel prix, pas dans n’importe quelle condition ! Oui, il faut que ce petit soldat de l’armée du grand Roi retrouve sa place d’honneur dans l’armée du Seigneur des seigneurs ! Oui, il faut sauver le soldat Ben Evolat, en lui redonnant le rang qui lui convient, en le respectant, en l’honorant et en refusant de se servir de lui dans n’importe quelle condition ! Que feraient les grands couturiers sans leurs « petites mains », ces femmes qui sont l’extension du génie du maître, et qui, en mettant en place les plans, permettent la réalisation des plus beaux modèles de haute couture ? Rien ! Que ferait l’œuvre de Dieu sans les bénévoles ? Pas grand-chose de rare !
Il est bien évident que les directeurs de camps de vacances et de colonies du même nom, ainsi que les directeurs de maison de retraite, ne sont pas, dans leur très grande majorité, des négriers en puissance ; que la plupart travaillent pour le bien de l’œuvre, avec des moyens parfois si limités. Mais n’empêche qu’il est malhonnête de faire comme « s'il ne s’était jamais rien passé », comme « s'il n’y avait pas de problème », comme si « tout le monde il était beau et tout le monde il était gentil » ! STOP ! L’hypocrisie, le soldat Ben Evolat, il en a plus qu’assez !
Oui, nous devons tous nous mobiliser pour sauver le soldat Ben Evolat, mais le sauver c’est lui donner des assurances et des garanties que nous allons tous ensemble tirer les leçons du passé, et travailler avec lui à ce que cela ne se reproduise plus jamais !
Les crises sont toujours bénéfiques (sauf en France où on les considère, à tort, comme définitives) ! La crise du soldat Ben Evolat va nous servir à tous ! Entendons-le et, après la crise, vient une mutation heureuse, une prise de conscience salvatrice, une remise en question rédemptrice. De toute manière, c’est à ce prix-là que nous pourrons sauver le soldat Ben Evolat ! À nous de jouer ensemble, et pas l’un contre l’autre, pour une fois. Il en va de la survie de nos centres de vacances, de nos maisons de retraite, et même de nos églises locales.
La mission est là, qui sera volontaire pour l’accomplir ? Moi je suis le premier !
Samuel Foucart
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