« Il a le cœur lourd aujourd’hui et c’est affreusement désagréable. Il a beau faire toutes les lectures bibliques possibles, toutes les prières imaginables, tous les efforts du monde… ça ne passe pas. Le trouble s’empare de lui, avec un récurrent goût d’échec et une désagréable odeur d’angoisse. Quelle terrible sensation, quelle déroutante constatation, quelle triste désillusion. Il vient de vivre un « fiasco » mes amis, un véritable naufrage !
S’il avait seulement pu réagir autrement, intervenir d’une autre manière, parler moins et agir au bon moment. Il se sent laminé par sa vieille nature qui vient de ressurgir sans crier gare. Le voilà mort de honte devant sa réaction inappropriée et si déloyale. Mais jusqu’à quand devra-t-il encore supporter les erreurs dues à son mauvais et si « stupide » caractère ? Son « «ego » est si surdimensionné, sa chair si décevante ! Aujourd’hui sa colère est certaine, sa honte gigantesque, sa déception profonde et son désarroi palpable. Le voilà encore tellement conscient de ses faiblesses, de son inconstance et il réalise une nouvelle fois combien il n’est rien, mais alors rien du tout, sans la grâce de Dieu dans sa vie ! »
Chers amis, avez-vous déjà ressenti le poids de votre inconstance ? Nous avons beau avoir la meilleure des volontés, une détermination de titan, nos résolutions restent bien souvent insuffisantes. Quand nos erreurs, nos défaillances réapparaissent sans crier gare dans nos vies, nous pouvons nous sentir profondément démunis et attristés. Bien sûr, c’est difficile d’accepter nos échecs, nos erreurs, nos failles. Nous sommes déçus, et c’est un sentiment plutôt normal. Mais nous ne devons pas pour autant nous complaire dans notre désillusion. C’est ce que le diable voudrait, que l’on s’attarde sur nos défaites et qu’on perde un temps fou. Il se servira toujours de nos manquements pour nous accabler en mettant l’accent dessus, en insistant lourdement. À nous de réagir et de ne surtout pas le laisser faire.
Ce qui compte vraiment, c’est de détester nos chutes, certes, mais de toujours se relever et de repartir. Notre Dieu n’est pas le Dieu de la seconde chance, mais le Dieu de toutes les chances. Toutes les fois où nous tombons, il est prêt à nous relever et à nous pardonner à chaque fois. Bien sûr cela ne nous donne pas le droit d’en profiter et de retomber délibérément. Dieu connaît parfaitement nos cœurs. Il sait pourquoi nous sommes tombés, pourquoi nous avons failli. Si notre repentance est vraie et sincère, il nous donnera toujours de vivre un nouveau départ.
Pour avancer dans notre marche chrétienne, nous devons avoir pleinement conscience de nos faiblesses. Si nous ne sommes pas vraiment lucides en ce qui concerne nos limites, nos défaillances, Dieu en est, lui, tout à fait conscient. Il nous sait imparfaits, décevants, Il connaît nos points faibles, là où le bât blesse. Nous ne pouvons rien lui cacher et vous savez quoi ? Il nous aime quand même et il veut se servir de nous malgré tout !
Nous pensons, nous les hommes, savoir si Untel, ou Untel mérite le pardon de Dieu. Une chose est sûre, Dieu pardonne là où l’être humain en est, lui, incapable. Le meurtrier, le psychopathe qui a ôté des dizaines de vies ici-bas, peut-il prétendre au salut ? Tout comme ce pédophile qui ne cesse de briser des vies d’enfants en donnant libre cours à ses pulsions ? Cet homme ou cette femme adultère qui brise son foyer et délaisse ses enfants ? L’incroyant pour qui la vie ne tient qu’à un fil et qui crie à Dieu une seconde avant de mourir ? Le chrétien, le leader ou le pasteur qui se fait passer aux yeux de son entourage pour quelqu’un de bien, alors qu’il entretient le péché dans sa vie ? Qui osera dire que Dieu ne peut pas les pardonner ? Heureusement pour tous les Terriens de cette planète que Dieu seul est juge ici-bas et dans l’Éternité!
Qu’importe si les hommes, eux, ne pardonnent pas, ce qui compte pour nous, c’est le pardon de Dieu. Il doit avoir à nos yeux une valeur inestimable, tel un joyau précieux qui repose dans un écrin de soie. Alors mes amis, inutile de se flageller, de se dévaloriser ou de déprimer. Si je réalise en lisant ces lignes que ma vie n’est pas vraiment « clean », je peux revenir vers Dieu de tout mon cœur, au pied de la croix et recevoir à nouveau son pardon. Nous sommes tous au bénéfice de ce pardon divin jour après jour, mois après mois, année après année, jusqu’à la fin de nos jours, jusqu’à ce que nous entrions dans cette vie éternelle. Quelle grâce ! Quelle chance ! Quel cadeau ! Quel privilège ! Alors surtout, soyons reconnaissant !
Lydie GRIVALLIERS
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