Comment recevoir le baptême dans le Saint-Esprit ?
Par Jean-Claude Guillaume  |  10 Septembre 2004  |  9 commentaires  |  Lu 8763 fois

Question d'un Internaute : Je voudrais un conseil pour rechercher le baptême du Saint-Esprit.

La question du baptême dans le Saint-Esprit (ou du Saint-Esprit, les deux expressions se valent) fait l'objet de deux compréhensions différentes des Écritures parmi les évangéliques.

Nous croyons tous que le Saint-Esprit est l'agent de la nouvelle naissance et qu'il habite le croyant né de nouveau. Mais certains affirment que cette action régénératrice du Saint-Esprit constitue en soi le baptême du Saint-Esprit dont parle l'Écriture, alors que d'autres, dans la mouvance pentecôtiste et charismatique, sont convaincus que le baptême dans le Saint-Esprit est une expérience distincte de la nouvelle naissance. C'est ce que je crois personnellement et ce que j'enseigne, tout en respectant ceux qui ne partagent pas mes vues.

Ma réponse à cette question sera donc conforme à mes convictions profondes.

Pour recevoir le baptême du Saint-Esprit, voici quelques conditions nécessaires :

1. Avoir une conviction qu'il est conforme à l'Écriture :

a. Afin d'être rempli de la plénitude de Dieu (Éph. 3.14-19)

b. Promis par Jésus (Jn. 14.15-18, 26 ; 15.26 ; 16.7-15 ; Luc 24.49 ; Actes 1.4-8)

c. Accompli aux temps apostoliques (Actes 2.1-4 ; 8.14-18 ; 10.44-46 ; 19.2-7)

d. Valable encore aujourd'hui (Actes 2.38-39)

2. Avoir une vie en règle avec Dieu dans l'obéissance à sa parole :

a. Repentance, pardon des péchés et baptême dans l'eau (Actes 2.38-39)

b. Garder ses commandements (Jn. 14.15-16)

c. Vivre dans l'obéissance (Actes 5.32)

3. Avoir soif de la bénédiction promise :

a. Venir à Jésus et croire en lui (Jn. 7.37-39)

4. Avoir de la persévérance dans la prière :

a. Les disciples qui attendent dans la chambre haute (Actes 1.14)

b. Il faut lui demander (Luc 11.9-13)

5. Avoir la foi qu'il nous le donne :

a. Croire qu'on l'a reçu, et le voir s'accomplir (Marc 11.24)

b. Savoir que nous le possédons (1 Jn. 5.14-15)

Le baptême dans le Saint-Esprit s'accompagne normalement du parler en langues qui en est le signe initial (Actes 2.1-4 ; 10.44-46 ; 19.2-7). Mais ce parler en langues ne nous vient pas d'une manière incoercible, c'est-à-dire sans notre plein assentiment.

De plus, lorsque nous parlons en langues, l'inspiration vient bien du Saint-Esprit en ce qui concerne le contenu de ce que nous disons, mais c'est notre organe vocal naturel qui fonctionne. Actes 2.4 nous dit : "ils se mirent à parler en d'autres langues (ce sont eux qui parlaient, qui articulaient les syllabes), selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer (le contenu de ce qu'ils disaient venait du Saint-Esprit).

L'obstacle majeur à la réception du baptême dans le Saint-Esprit consiste en un tel désir d'authenticité qu'on est paralysé par la crainte de produire soi-même ce parler en langues. Or, je le dis souvent, la crainte est l'opposé de la foi. Nous n'avons pas à craindre une quelconque contrefaçon ; celui qui baptise de l'Esprit (Luc 3.16) nous l'a promis :

"Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson ? Ou, s'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent." (Luc 11.11-13)

L'idéal, c'est que cette recherche du baptême dans le Saint-Esprit se fasse au sein d'une assemblée qui professe le plein Évangile, en la présence de pasteurs ou d'anciens remplis de l'Esprit. Ils peuvent alors imposer les mains selon le modèle biblique en vue de la réception du Saint-Esprit (Actes 8.17 ; 9.17 ; 19.6).

De plus ils sont, par leur perception spirituelle, à même de vérifier l'authenticité de l'expérience vécue.

Thème :  Saint-Esprit
 
Envoyer à un(e) ami(e)    Publier
 

Poster un commentaire

Vos commentaires (9)

Posté le 8 Août 2008 à 11h20
Réponse à sjsim, deuxième partie : 2. Actes, chapitres 2, 10 et 19 : Trois exemples (plus une probabilité au chapitre 8, v. 18) devraient suffire, sinon à établir une doctrine, du moins à constater un fait réitéré, qui "fait jurisprudence" ! 3. 1 Corinthiens 12.28 ; et ch. 14 : Paul ne minimise en aucune manière le parler en langues. Il le remet tout simplement à sa place. Parler à Dieu et s'édifier soi-même (14.2-4) aurait-il si peu d'importance ? Et pourquoi Paul dit-il : "Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous" (14.18) ? Ne serait-ce pas là plutôt un exemple à suivre ? 4. 1900 ans sans parler en langues ? Votre question : "Comment le Saint Esprit a-t-il pu laisser l'église passer à côté de cette doctrine" peut tout aussi bien s'appliquer à toutes les déviations et hérésies dont l'histoire de l'église a été malheureusement souillée ! D'ailleurs, détrompez-vous. Il y a toujours eu, au cours des siècles, des chrétiens baptisés du Saint-Esprit !
+1   
Posté le 8 Août 2008 à 11h18
Réponse à sjsim, première partie : Cher frère sjsim, 1. Actes 8.14-18 : Au verset 12, "hommes et femmes se firent baptiser". Philippe aurait-il baptisé des inconvertis ? S'ils étaient convertis, le Saint-Esprit avait fait d'eux de nouvelles créatures. Le Saint-Esprit est l'agent de la nouvelle naissance et il habite le croyant né de nouveau. Pourquoi alors Pierre et Jean furent-ils envoyés à Samarie, si ce n'est pour imposer les mains aux nouveaux convertis, afin qu'ils reçoivent le Saint-Esprit, ce qui arriva d'une manière "visible" (Lorsque Simon VIT). Il y a là deux expériences distinctes, car on imagine mal la nécessité du déplacement des deux apôtres pour apporter une simple "conversion" ! Actes 19.2-7 : Les douze hommes d'Éphèse sont appelés "disciples". Paul leur impose les mains pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit. Depuis quand l'imposition des mains est-elle nécessaire à la conversion ? VOIR LA SUITE...
+1   
Posté le 21 Août 2008 à 10h58
Merci beaucoup pasteur pour cette orientation qui m'édifie. Et merci aussi pour cette page je n'avais pas su qu'elle existait et qui me permettra de m'édifier davantage. Que le Seigneur continue toujours de vous soutenir et à vous donner l'intelligence de sa parole afin que vous éclairez son peuple. Je ne saurais terminer sans solliciter votre prière pour mon fils Christian Martial âge de 23 ans qui doit passer un concours dans une grande institution financière du Cameroun pour un emploi. Que le Seigneur le confirme malgré la multitude de candidature (une centaine) et le nombre réduite (8) de place sollicité. Que le Seigneur vous bénisse
 
Posté le 12 Août 2008 à 19h19
Merci beaucoup pour ces commentaires qui sont intéressants.
 
Posté le 7 Août 2008 à 16h27
Cher frère, merci pour cet article clair et équilibré. Je fais partie de ceux qui ne croient pas que le baptême dans le Saint Esprit (BSE) soit distinct de la nouvelle naissance mais il est utile de comprendre comment vous voyez la question. Cela m'intéresserait d'avoir votre opinion sur quelques questions/ objections généralement avancées et qui me semblent fondées: (1)quel passage de la Bible permet d'affirmer que le BSE est distinct de la nouvelle naissance? (2)en quoi les passages en Ac. 2,10&19 montrent que le PL est "normalement" le signe initial du BSE? Peut-on établir des doctrines générales sur des passages qui racontent simplement certains faits précis? (3)Paul dit que le SE accorde des dons différents à tous (1Co.12) et il semble clairement minimiser l'importance du PL (1Co.12:28 et 1Co.14); (5)Cette idée semble apparaitre avec le mouvement pentecôtiste. Comment le Saint Esprit a-t-il pu laisser l'église passer à côté de cette doctrine pendant 1900? Merci beaucoup.
 
Posté le 28 Juillet 2008 à 20h52
quelqu'un peut il etre baptisé et ne pas parler en langue ou quand on est baptise parle t'on forcement en langue ?
 
Posté le 7 Juin 2008 à 17h51
Oui, moi aussi jai donné ma vie à Jésus, par le baptême d'eau, etc... et je désire recevoir le Saint-Esprit, mais j'ai du mal à ouvrir mon coeur
 
  Jean-claude Guillaume (France)
Posté le 15 Mai 2008 à 11h25
Chère Raïssa, Ce qui s'est passé à la Pentecôte (Actes 2.4-11) est un cas particulier du parler en langues, qu'on a appelé "Xénolalie", c'est-à-dire parler dans une langue que des étrangers comprennent, sans qu'on la comprenne soi-même. Mais Paul explique clairement dans 1Corinthiens 14.2-20 que le parler en langues "normal", ou glossolalie, est incompréhensible pour tous: 1Corinthiens 14,2 En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des mystères. 1Corinthiens 14,14 Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Dans 1Corinthiens 13.1 il parle même de la langue des anges ! Ne vous hâtez donc pas d'affirmer que parler en langues est "dire n'importe quoi". Je vous invite à lire ma FAQ sur le parler en langues : http://www.topchretien.com/topmessages/?/1630/pourquoi-le-parler-en-langues Bien fraternellement, Jean-Claude Guillaume
 
  Raissa (Gabon)
Posté le 15 Mai 2008 à 10h52
Bonjour Pasteur, Je reste toujours confuse quant aux parler en langue. Actes 2 : 7-11 dit bien que ceux qui étaient remplis du St Esprit parlaient des langues que l'on pouvait entendre, exemple verset 7-8 " ne sont-ils pas tous Galiléens? Et comment les entendons-nous dans dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle". Pourquoi remplis du St Esprit ne parlerons-nous pas anglais ou espagnol alors qu'on est français et qu'on n'a pas forcement fait des études pour apprendre ces langues. Pourquoi parle-t-on forcement une langue et pour laquelle on a l'impression qu'on dit n'importe quoi? Je respecte et crains Dieu. J'ai plutôt l'impression que certaines personnes s'amusent à dire n'importe quoi pour émerveiller les autres. Dans l'espoir d'avoir des éclaircissement, Dans la paix de DIEU.